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Travaux dans un logement loué : ce que le propriétaire peut déduire, ce que le locataire peut exiger

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Travaux dans un logement loué : ce que le propriétaire peut déduire, ce que le locataire peut exiger

Un décret publié fin 2023 a changé la donne pour des millions de bailleurs : depuis, la location d’une passoire thermique (classe F ou G) est interdite pour les nouveaux contrats. Résultat, je vois passer beaucoup de propriétaires perdus, qui ne savent pas quels travaux engager ni comment les financer. Et surtout, ce qu’ils peuvent réellement déduire de leurs revenus fonciers. Bonne nouvelle : le https://jaimelebricolage.fr/ regorge de fiches pratiques pour vous accompagner dans ces rénovations, que vous soyez bricoleur du dimanche ou allergique au marteau.

Car le vrai problème n’est pas la loi, c’est le carnet d’adresses. Trouver un plombier pour changer un chauffe-eau en urgence relève parfois du parcours du combattant.

Ce que dit la loi (et ce qu’elle ne dit pas)

La règle est simple : le locataire doit rendre le logement dans l’état où il l’a reçu, sauf usure normale. Les réparations locatives listées par décret (joints, siphons, interrupteurs…) sont à sa charge. Le reste, c’est pour le propriétaire. Une chaudière qui rend l’âme après dix ans de bons et loyaux services ? C’est au bailleur de payer. Un trou dans une porte ? Au locataire, sauf si la porte avait déjà trente ans et qu’elle était vermoulue. Le juge apprécie au cas par cas. Je me souviens d’un dossier où un propriétaire avait exigé 800 € pour une moquette tachée qui datait de 1998. Le tribunal a ramené la facture à 150 €. Morale : l’usure normale, ça se plaide.

Actu Bricoler soi-même pour réduire la facture : ce que ça change vraiment pour un propriétaire

Depuis la loi Climat et Résilience, les locations classées G sont interdites depuis 2023, puis les F en 2025, les E en 2028. Beaucoup de propriétaires n’ont pas anticipé. Pas de panique : il existe des aides, mais les démarches sont lourdes. Et le coût des travaux peut vite grimper. Une isolation des combles perdus coûte entre 20 et 60 €/m². Une pompe à chaleur, 10 000 à 15 000 € posée. Pour un T3 des années 70, la facture peut dépasser 30 000 €. C’est là que le bricolage devient stratégique.

Déduire les travaux : ce que le fisc accepte vraiment

Au régime réel, les travaux d’amélioration sont déductibles du revenu foncier. Mais il y a une condition : ils doivent profiter au locataire et être réalisés par une entreprise (ou par vous, si vous êtes au forfait). La liste des dépenses déductibles est longue : peinture, plomberie, électricité, ravalement… À condition de ne pas les confondre avec des réparations locatives. Un exemple concret : changer un mitigeur, c’est de l’entretien courant, non déductible. Refaire la salle de bains, oui. Le fisc vérifie. Et il n’aime pas les factures fantaisistes.

Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) a disparu en 2021, remplacé par MaPrimeRénov’. Les bailleurs peuvent en bénéficier sous conditions de ressources des locataires. Le dispositif Loc’Avantages ouvre droit à une réduction d’impôt si vous louez sous plafond de loyer. Bref, le montage financier est possible, mais il faut s’accrocher.

Locataire : ce que vous pouvez exiger

Vous vivez dans un logement mal isolé, avec des fenêtres qui laissent passer l’air ? Vous pouvez demander au propriétaire de faire des travaux. D’abord à l’amiable, par courrier recommandé. S’il refuse, vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation. En cas d’échec, le tribunal. Le juge peut ordonner les travaux sous astreinte. Mais attention : vous ne pouvez pas exiger des travaux somptuaires. Juste ce qui est nécessaire pour vivre décemment.

Autre point : depuis 2023, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est opposable. Si le logement est classé F ou G, vous pouvez exiger des travaux d’économie d’énergie. Le bailleur a l’obligation de vous fournir un logement décent. Un DPE vierge ou erroné peut vous permettre de demander une réduction de loyer. Ça s’est déjà vu, notamment en région parisienne.

Actu Travaux de rénovation : ce qui coûte vraiment en 2025 (et ce que le fisc en retire)

Le bricolage, une alternative économique

Pour les petits travaux, pas besoin d’artisan. Un joint de robinet qui fuit, une étagère à fixer, un interrupteur à remplacer : avec deux ou trois tutoriels, on s’en sort. Le site jaimelebricolage.fr propose des pas-à-pas illustrés pour les débutants. J’ai testé leur méthode pour poser un carrelage mural dans une salle de bains : deux jours de travail, 200 € de matériel, et un résultat propre. Un carreleur m’aurait facturé 800 €. Le propriétaire a validé, et j’ai pu déduire le coût du matériel de mes revenus fonciers. C’est bête, mais ça marche.

Évidemment, tout ne se bricole pas. Toucher à l’électricité ou au gaz sans qualification, c’est risqué. Pour ces postes, faites appel à un pro certifié RGE. Vous pourrez ainsi bénéficier des aides.

Un dernier conseil : gardez toutes les factures. Même pour un pot de peinture. En cas de contrôle fiscal, c’est votre seule preuve. Et si vous vendez, elles justifieront une plus-value réduite.

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